Bouddhisme
Notre « esprit originel
» embrasse tout en lui-même. Il est toujours riche et
se suffit à lui-même. Vous ne devriez pas perdre votre
état d’esprit qui se suffit à lui-même.
Ce qui ne veut pas dire un esprit fermé, mais en fait un
esprit vide et un esprit prêt. Si votre esprit est vide, il
est toujours prêt pour quoi que ce soit ; il est ouvert à
tout. L’esprit du débutant contient beaucoup de possibilité
; l’esprit de l’expert en contient peu.
Shunryu Suzuki, Esprit Zen,
esprit neuf, Seuil, 1977.
Né en 1967, dans
une famille juive ashkénaze, Fabrice Midal se tourne très
tôt vers le bouddhisme et étudie auprès de nombreux
maîtres de la tradition tibétaine : Khandro Rimpoche,
Thrangu Rimpoche, Khenpo Tsultrim Gyatso, le Sakyong Mipham Rimpoche,
le Loppon Tenzin Namdak…
Mais son engagement principal est marqué par la rencontre
de l’enseignement et de l’œuvre de Chögyam
Trungpa. Il y découvre un bouddhisme non-dogmatique qui est
du côté de la poésie et de la liberté
et invite à un engagement héroïque — social,
politique et artistique. Chögyam Trungpa a montré le
chemin en transmettant une Tradition spirituelle en son exigence
la plus haute, à mille lieues des conformismes et du dogmatisme
inhérents aux religions.
Du commencement
à la fin, le bouddhisme est une approche extraordinairement
non conventionnelle. Toutes les conventions, les codes moraux, les
règles et les régulations, les sensibilités,
les logiques, et tout ce que cela implique, sont enracinés
dans l’approche non-conventionnelle.
Chögyam Trungpa, Enseignements secrets, Seuil,
2006
Après avoir reçu
les diverses transmissions de la lignée établie par Chögyam Trungpa, Fabrice Midal est
parti interviewer un grand nombre de disciples et personnalités
pour rédiger la biographie, traduite depuis en espagnol et
en américain, du maître de l’incandescence. Il
enseigne le bouddhisme depuis une douzaine d’années
en s’appuyant sur l’œuvre considérable laissée
par Chögyam Trungpa.