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Qu’est-ce qu’un « séminaire » dans Prajna et Philia ?
Pourquoi enseigner dans le dialogue avec la philosophie ?
Pourquoi avoir choisi comme sujet : « Monde, Mandala, Déracinement » ?

— Comment présenter le bouddhisme aujourd’hui ?

Il faut sans doute partir de l’étonnante contradiction qu’il y a à présenter la voie du Bouddha aujourd’hui, dans un temps et dans un monde où elle devient inaudible. Inaudible, parce que toute la présentation actuelle du bouddhisme et plus encore l’environnement où il se déploie va à contresens de sa portée véritable. Etre bouddhiste aujourd’hui, dans l’esprit commun, signifie essayer d’avoir une maîtrise sur soi, essayer d’être calme, travailler psychologiquement à être heureux. Ce n’est pas du tout parlant pour la plupart des gens, qui sont marqués par la blessure du réel — et ne cherchent pas à la fuir mais à en prendre authentiquement la mesure.
Quand on voit ce que l’on présente sous le nom de Bouddhisme aujourd’hui, ce que chacun entend par ce terme, l’image véhiculée par les médias et nombre de personnalités — on comprend que nos amis le fuient…Le bouddhisme ne porte plus de vision ouvrant à changer la vie !

La vision de Prajna & Philia reprend le geste inauguré par Chögyam Trungpa, de montrer que l’entente du dharma (les enseignements du Bouddha) ne nous sépare pas des questions qu’un être humain a à se poser pour entrer plus pleinement en rapport à son être même. Le dharma offre au contraire l’espace à partir duquel ces questions peuvent se déployer.
Puis-je citer Kafka ? — « Le bonheur, je ne pourrais l’avoir que si je réussis à soulever le monde pour le faire entrer dans le pur, dans l’immuable, dans le vrai. »
Ce changement à l’air de rien : il est décisif. Le dharma ne constitue pas un univers à part, à l’abri du monde profane, mais constitue l’espace à partir duquel tout peut advenir loyalement.

Si par exemple, vous avez beaucoup de chagrin, que dans le ciel il vous semble qu’il manque une étoile — où que la main fasse défaut à l’orne de votre visage — le dharma nous invite à en faire l’épreuve. Simplement, sans en vouloir à personne.
Chögyam Trungpa distingue l’approche du matérialisme spirituel — vivre selon des normes extérieures, en accord avec ce que nous voudrions être — du fait de vivre ce que nous sommes. Cette dernière approche « est un processus de travail sur nous-mêmes, notre vie, notre psychologie, sans chercher de réponse, mais en voyant les choses telles qu’elles sont — en voyant ce qui se passe dans notre tête simplement, directement, littéralement. Si nous sommes capables d’assumer un tel processus, une formidable possibilité s’ouvre à nous : transformer notre confusion — le chaos et la névrose qui se perpétuent dans notre esprit — en une nouvelle base d’investigation. » [Folle Sagesse, Seuil, Paris, 1993, p. 19.]
Est-ce que Chögyam Trungpa n’est pas merveilleux ?
Pourquoi avoir le moindre ressentiment ?
Parfois, nous avons à pleurer et c’est ainsi. C’est ce qu’il nous faut faire.

Franz Kafka

— A quoi sont consacrés les séminaires organisés par Prajna & Philia

Le séminaire d’hiver essaye d’ouvrir une écoute de la parole du Bouddha dans le dialogue avec la pensée la plus haute qu’aie suscité l’Occident — la philosophie.
Le séminaire d’été présente une écoute de la parole du Bouddha dans son dialogue avec les artistes et toutes les voies visant à un accomplissement réel et sérieux (dans des disciplines aussi variées que l’équitation, le yoga, le kyudo (l’art du tir à l’arc), l’ikebana (l’arrangement floral), le chant).
Le prochain séminaire d’hiver est un véritable événement, puisque co-enseigné par Pierre Jacerme, ancien professeur de philosophie en classe de Khâgne au lycée Henri IV, lecteur exemplaire de l’œuvre de Martin Heidegger qui s’est engagé depuis plusieurs années dans un dialogue avec la pensée de Chögyam Trungpa et du bouddhisme — dialogue qui est pour nous tous précieux.

— Pourquoi la philosophie ?

Première chose à souligner — la philosophie avec laquelle nous entrons en dialogue n’a sans doute rien à voir avec les idées courantes sur la philosophie. Il importe de lever un terrible malentendu qui a conduit soit à identifier la philosophie à un exercice intellectuel abstrait et ne débouchant sur aucune élévation personnelle, soit comme un discours vague sur le mieux-vivre.
La philosophie avec laquelle nous cherchons à entrer en dialogue n’a rien à voir avec ces deux approches courantes — celle dispensée à l’Université et celle des magazines.

Pierre Jacerme (ou encore Ingrid Auriol, qui interviendra également lors du séminaire), sont entièrement philosophes et en même temps surmontent la philosophie, sont à l’écoute d’une pensée autre que la philosophie. Cela paraît difficile à expliquer en quelques lignes, mais soulignons que ce que nous faisons dans Prajna et Philia ne ressemble absolument en rien à ce que vous avez toujours pensé de la philosophie. Si vous êtes allé à l’université écouter un cours de philosophie et que vous avez trouvé ça formidable, il y a des chances que vous ne compreniez rien de ce que nous allons faire. Mais si ce que vous avez entendu vous a semblé abstrait, intellectuel, — déraciné — alors il y a de fortes chances que vous soyez bouleversé par la parole que nous essayons de porter au jour.

Avec le bouddhisme, c’est pareil. La parole que je voudrais faire entendre est à mille lieues du discours bouddhiste habituel, moraliste et conventionnel. On pourra faire comme on voudra, essayer de le nier, faire semblant du contraire, mais l’approche qu’a développée Trungpa du bouddhisme est une révolution considérable. C’est elle qui nous guide.
D’une manière semblable, l’écoute de la philosophie que déploie Heidegger est une révolution de l’histoire de la pensée. Le mot même de « révolution » est sans doute trop étroit pour désigner l’ampleur de ce dont il s’agit, parce que ce n’est pas un déplacement qui revient au même, comme la révolution des planètes, mais c’est un retournement qui ne laisse rien être le même. Heidegger ouvre à une entente phénoménologique d’une radicalité fulgurante.

La raison de ce dialogue entre la philosophie et le bouddhisme n’est pas un choix personnel, mais une nécessité historique. Sans elle, quelque chose fait défaut quant à l’entente de la parole du Bouddha.

Le but de ces séminaires n’est nullement d’avoir une discussion intellectuelle entre le bouddhisme et la philosophie. Il ne s’agit pas d’organiser des cours de philosophie, qui permettraient d’acquérir des connaissances supplémentaires. Cela n’aurait pas grand intérêt dans la perspective de transmission qui est la nôtre.
Il s’agit bien d’apprendre à écouter notre langue, notre histoire, nos ressources — tout ce qui, pour nous, fait question. L’enjeu est d’aider chacun à trouver un lieu à partir duquel il peut enfin advenir à lui-même et pouvoir, dans la perspective bouddhiste, avancer sur le chemin de l’Eveil.
Il faut bien comprendre qu’ici la philosophie est une explicitation de notre présent — non un ensemble de doctrines.

J’ai été très heureux de voir que les années précédentes, même ceux qui n’avaient jamais étudié un livre de philosophie, réussissaient à écouter une telle parole — pourtant très exigeante. Et faire de la philosophie transforme notre écoute de la parole bouddhiste, qui n’est plus reçue comme une parole religieuse, un peu extérieure, mais comme une parole beaucoup plus incandescente.
Dans le même temps, grâce à la pratique de la méditation, l’écoute de la philosophie cesse d’être une forme d’érudition, mais devient une vraie éducation ou plus exactement une « paideia » au sens grec, un mouvement visant un retournement de notre manière d’être.

— Pourquoi « Monde, mandala, déracinement » ?

Charles Peguy

Comment entendre la parole du Bouddha directement et non comme un sujet d’érudition ou un prêchi-prêcha nous disant quoi faire pour aller bien ? Comment la parole du Bouddha, et la manière dont elle a été portée de siècle en siècle, peut nous dire quelque chose d’absolument décisif pour notre temps ?
Pour répondre à ces questions, il faut nous demander : quelles sont les difficultés dont nous faisons l’épreuve ?

Il y en a plusieurs, à commencer par le nihilisme. Ce qu’on entend ici par nihilisme est le fait qu’il n’y ait plus d’horizon commun qui nous porte en avant, mais un repliement égocentrique qui donne l’impression de nager au milieu de l’océan sans jamais voir le rivage. Cela se marque par le déracinement, la difficulté à trouver un lieu où être au centre de notre monde. Attention, non pas le centre du monde, mais au centre du monde, de son monde. C’est-à-dire, vraiment trouver une place juste pour soi. Une telle interrogation est très concrète. Nous sommes coupés de la terre, coupés de la parole, coupés de notre corps, coupés de notre cœur. C’est la marque de notre temps.
Il y a de nombreux possibles qu’ouvrent notre temps, mais il y aussi un visage menaçant. Ce qui rend notre vie difficile, ce ne sont pas uniquement les problèmes psychologiques de chacun, mais quelque chose de beaucoup plus radical : il n’y a plus de terre commune, ni de terre propre.
De nombreux penseurs en Occident ont parlé de ce phénomène. Simone Weil a écrit un livre extraordinaire sur le déracinement ; c’est également l’analyse que tentent George Bernanos, Charles Péguy, ou encore Nietzsche et Husserl. Et Trungpa est peut-être le seul maître bouddhiste à analyser très précisément cette situation.
Dans ce séminaire, nous essaierons de voir le visage du menaçant qui ne se montre pas de lui-même, qui demande d’apprendre à regarder.
On se rend compte alors que Chögyam Trungpa est un penseur d’une lucidité stupéfiante — et sa pensée tient le coup à côté des auteurs extraordinaires que j’ai cité.
On perçoit aussitôt en quoi le bouddhisme n’est pas une manière d’essayer de calfeutrer les brèches du réel, mais au contraire d’apprendre à faire l’épreuve de l’incertitude.

« Aussitôt après nous commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde qui fait le malin. Le monde des intelligents, des avancés, de ceux qui savent, de ceux à qui on n’en remontre pas, de ceux à qui on n’en fait pas accroire. Le monde de ceux qui font le malin. Le monde de ceux qui ne sont pas des dupes, des imbéciles. Comme nous. C'est-à-dire : le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l’athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Exactement : le monde de ceux qui n’ont pas de mystique. Et qui s’en vantent. »
Charles Péguy, Notre Jeunesse, Paris, éd. Gallimard, p. 102.

— Le mandala

La notion de mandala est la manière dont le bouddhisme tantrique a pensé un rapport juste, vivant et sain au monde. Ici Trungpa est génial dans sa présentation du mandala, car au lieu de l’expliquer à partir de l’iconographie, il le présente comme un principe de relation à notre esprit, à nos émotions et à notre corps. Le principe du mandala est une manière de repenser notre rapport à l’entièreté, à toute chose, vu sous un angle harmonieux et unitaire.
En Occident, Heidegger a tenté une méditation d’une ampleur abyssale, inouïe sur la notion de monde.
Est-ce que le mandala n’est pas la manière dont le bouddhisme pense le « monde » que notre temps ne sait plus penser, ne sait plus respecter ?
Est-ce que la globalisation n’est pas l’âge de la destruction du monde ?
Est-ce qu’alors penser le mandala à neuf, loin de nous enlever dans le monde mystérieux du Tibet, ne peut pas nous guider d’une manière décisive à travers les défis auxquels nous avons à faire face ?

— Mais pourquoi entrer en dialogue avec la philosophie et présenter un séminaire ouvert à tous à partir du tantra, approche réputée aussi ardue que secrète

Ici encore, il s’agit d’être fidèle au geste trungpien, qui nous invite à commencer le chemin par la vision la plus ultime — celle du tantra.
Le tantra, non pas en tant que pratiques ésotériques, mais comme vision absolument non dualiste qui ne rejette rien des apparences du monde phénoménal, de ce que nous sommes, de nos émotions, pour entrer véritablement en rapport à elles et en révéler la beauté. Donc, commencer par la vision du tantra est peut-être ce qui parle le plus à notre temps, à notre monde, à chacun d’entre nous. C’est beaucoup plus facile d’entendre quelque chose du tantra et de là suivre et écouter les autres paroles du Bouddha.
C’est comme si on disait à quelqu’un qui ne connaît rien à la musique classique, d’écouter tout de suite Don Giovanni de Mozart. N’est-ce pas l’idéal ?
Pour nous Occidentaux, qui n’avons plus de références traditionnelles et culturelles, commencer par l’entente la plus radicale du tantra est la meilleure manière pour aborder le dharma. En tout cas, c’était la conviction de Trungpa, et je crois qu’on a toujours raison de le suivre.
Le tantra met l’accent sur l’immédiateté de l’expérience. En nous mettant à l’épreuve du Tantra, Chögyam Trungpa voulait couper la fascination religieuse pour le bouddhisme qui risque de nous séparer de ce que nous vivons.

— Comment va se dérouler le programme ?

a. La pratique de la méditation assise

Le programme est avant tout une introduction à la pratique de la méditation. Qu’on n’ait jamais pratiqué ou qu’on pratique depuis dix ans, il faut toujours recommencer à faire le geste simple de s’asseoir, de revenir à la pratique de la méditation. Une grande partie de nos journées est consacrée à pratiquer ensemble. C’est souvent ce qui fait défaut dans la présentation du bouddhisme aujourd’hui, on n’insiste pas assez sur la pratique de la méditation assise. On laisse de côté cette pratique (shamatha-vipashyana) qui est le sol commun du Zen, du Theravada et des pratiques du mahamudra et du dzogchen dans la tradition tibétaine. Le dessein de ce séminaire est de la transmettre de la manière la plus rigoureuse et la plus simple possible.

On est rarement assez explicite sur la pratique de la méditation, sa profondeur et sa subtilité. Il n’est pas nécessaire, pensait Chögyam Trungpa, de commencer par des pratiques de récitations de mantra et de visualisation, des rituels sans que cette base soit bien établie. Sinon, on n’y comprend rien et cela devient du divertissement spirituel.
L’essentiel du programme est donc la pratique de la méditation assise, qui sera présentée dans le séminaire à travers des sessions guidées, pour aider les gens à s’y frayer un vrai chemin, qui permet de transformer le rapport à tout ce qui est. Et cela, sans décision à prendre, sans avoir à suivre des règles, mais simplement par le simple fait d’être à l’écoute de notre rapport à nos pensées, à nos émotions, à nos sensations et au monde. Encore une fois, la méditation nous transforme non pas en appliquant un ensemble de préceptes ou de recettes, mais en nous plongeant dans l’espace et en le laissant, lui, prendre la mesure.

b. Apprendre à travailler

Une autre partie du séminaire sera consacrée à des moments d’étude. Cette année, chaque conférence de Pierre Jacerme donnera lieu à un temps réservé à la relecture des notes et à la réflexion, afin qu’il puisse ensuite répondre aux questions qui émergeront. Ainsi il y aura une intégration de l’enseignement. Il y a toujours un danger à écouter et devenir passif. Il faut apprendre à travailler à partir de son désir le plus profond.
C’est un des enjeux de ce séminaire ; apprendre à pratiquer et apprendre à travailler, mais de la manière la plus juste, la plus vivante, la plus simple possible.

Monde, Mandala, Déracinement.
Un séminaire d’étude et de pratique de la méditation enseigné par Fabrice Midal, co-enseigné avec Pierre Jacerme et avec la présence d’Ingrid Auriol
Du 20 au 28 Janvier 2007
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Inscriptions et renseignements :
Léa Sham’s
leashams@club-internet.fr
tél. 05 55 58 29 93

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Pour vous souhaiter une bonne année, voici un extrait d’un poème d’Allen Ginsberg écrit en 1980, durant le Seminary (séminaire) de trois mois que dirigeait annuellement Chögyam Trungpa.

« Parfois mon guru ressemble à un Roi des Enfers, parfois à un Roi dans l’Eternité,
parfois à un sujet de reportage, parfois à un père au regard
familier, une mère solitaire travaillant dur —
Pauvre homme ! m’avoir mis au monde, moi qui peut-être ne grandirai
jamais pour gagner ma vie. »

Mind beaths/Plutonan ode, Christian Bourgeois, p. 157

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AGENDA

Le prochain cours d’introduction à la méditation organisé par Prajna & Philia
aura lieu le 16 Janvier à la
Fédération Nationale des Enseignants de Yoga
3, rue Aubriot 75004 Paris, à 19.30 précise.
(Les portes seront fermées après le début de la méditation)

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Vient de paraître :


Chögyam Trungpa, une révolution bouddhiste, éd. du Grand Est, 2007.
24 Euros

Chögyam Trungpa

Pour célébrer le vingtième anniversaire de la mort de Chögyam Trungpa, ce volume rassemble cinq textes écrits entre 1996 et 2006 qui tentent de méditer l’œuvre de ce penseur hors du commun.

Ces textes constituent autant de jalons pour mieux prendre en vue le sens de l’œuvre de Chögyam Trungpa et montrer qu’il peut exister aujourd’hui une parole bouddhiste à mille lieues du dogmatisme religieux comme de l’intellectualisme universitaire.
Chögyam Trungpa, en ce sens, n’est pas seulement un maître spirituel, mais un penseur soucieux de lire le visage que notre temps nous présente
Le premier penseur bouddhiste du monde moderne !

Il apparaît ici comme un artiste et un penseur à l’instar de Carl Dreyer, de Paul Cézanne, de Nietzsche ou de Martin Heidegger qui sont ici convoqués. L’ouvrage tente ainsi de dessiner un chemin, qui affronte la dévastation propre à notre temps et montre comment recouvrir la dignité, l’inspiration et la joie les plus authentiques.

Table des matières

1. « Un maître spirituel à l’époque de la démocratie. »

Ce texte tente de montrer en quoi Chögyam Trungpa est le premier maître de la tradition tibétaine à penser la transmission du dharma à l’âge de la démocratie. Ce qui implique une remise en question des automatismes tibétains tout autant que de la doxa de nos sociétés — incapables de répondre au dessein qui les porte.

2. « Shambhala, vers le cœur de toute spiritualité »

Ce texte ancien tente de montrer que les enseignements de Chögyam Trungpa publié dans Shambhala, la voie sacrée du guerrier, loin d’être une invention originale peuvent être lus dans la confrontation à la pensée traditionnelle la plus rigoureuse et par exemple à l’œuvre de René Guénon.

3. « La rencontre du bouddhisme et de l’Occident est-elle possible sans une méditation de l’œuvre de Chögyam Trungpa et de Martin Heidegger ? »

Ce texte tente de penser le rapport historial qui existe entre Chögyam Trungpa et de Martin Heidegger pour mieux affronter notre temps et y faire entendre une parole sacrée.

4. « Le poème du monde. »

Le texte aborde la question du monde à l’âge du déracinement. Il discute l’œuvre d’Emmanuel Lévinas emblématique d’une cécité de notre temps à donner droit au sacré.

5. « Approche bouddhiste et phénoménologique des émotions »

Le texte s’ouvre sur une méditation de l’œuvre de Francisco Varéla qui a montrée la voie d’une confrontation du bouddhisme et de la phénoménologie. Dans cette lancée, le texte décrit, en pensant à Cézanne, les cinq skandhas et comment le filtre de l’ego nous prive d’un rapport réel à nos émotions.

On peut commander l’ouvrage
www.editionsdugrandest.com

Si vous avez des réactions ou des informations à nous faire connaître, écrivez à : fmidal@club-internet.fr

http://www.fabrice-midal.org/